Les associations Pays de l’Ours – Adet et FERUS se réjouissent que 64 ours aient été détectés dans les Pyrénées en 2020, dont 16 oursons de l’année (nouveau record !).

Et ce n'est pas un poisson d'avril, le rapport 2020 du Réseau Ours Brun – OFB fait état également de très peu de dégâts sur troupeaux... PROTÉGÉS.
64 ours, 16 oursons et a minima 7 individus morts en 2020
Malgré l’évolution positive, ces 64 ours ne constituent toujours pas une
population viable. Pour atteindre ce statut (qui est à la fois
l’objectif des associations et l’obligation de l’État), il faudra
parvenir à un effectif de 50 ours participant à la reproduction, et avec
une bonne diversité génétique, comme annoncé dans le Plan Ours
2018-2028.
L’État semble l’avoir déjà oublié.
Le chemin parcouru est une nouvelle fois notable, il démontre la faisabilité du projet, mais des efforts restent nécessaires.
En effet, 7 des 64 ours détectés en 2020 sont déjà considérés comme
morts : quatre oursons de l'année ont disparu dans l’été et 3 ours
adultes ont été retrouvés morts de cause humaine en 2020 dans les
Pyrénées, notamment un ours mort par balles en Ariège ; nous ne cessons
de demander au Gouvernement de procéder au remplacement rapide de ces
trois animaux, conformément à l’engagement pris dans le Plan Ours
2018-2028.
L’État semble avoir là aussi oublié, les tribunaux trancheront.
En ce qui concerne la cohabitation avec l’élevage, le bilan 2020 montre une nouvelle fois l’échec de l'orientation prise par l’État en France basée sur la surindemnisation des pertes de bétail et l’effarouchement des ours.
A l'inverse, l'Espagne nous confirme la voie à suivre, celle que les associations de protection de l'ours conseillent en France depuis de nombreuses années :
- Prédations en France en 2020 : 369
"attaques" prises en compte par l'État (chiffre en réalité surestimé),
avec toutefois une forte baisse du nombre de victimes : 636 (1200 en
2019) car pas de dérochement massif en 2020 ...
- Prédations en Espagne en 2020 :
Seulement 46 attaques, essentiellement avant la transhumance, car tous
les troupeaux sont protégés avec berger + regroupement nocturne en parc +
chiens de protection pendant l'été. Les efforts de protection paient !
Côté français, les « expérimentations » d’effarouchements, coûteux et dangereux, ne résolvent donc pas le problème des éleveurs.
Pays de l'Ours-Adet et FERUS demandent une nouvelle fois que les
services de l'État français se recentrent sur des solutions
constructives et pérennes. Chacun doit se résoudre à adopter et
optimiser les techniques de protection des troupeaux, seul moyen
d’assurer la conciliation entre la protection de la biodiversité et le
maintien des activités humaines en zone de présence d’ours.
Télécharger le rapport complet du suivi Ours 2020